Alcool et anxiété : comprendre, ajuster… et parfois choisir de ralentir

par | Sep 2, 2025 | L'anxiété | 1 commentaire

Illustration expliquant le lien entre alcool et anxiété, montrant le cercle invisible entre effet calmant, rebond anxieux, troubles du sommeil et consommation répétée, avec une approche consciente et apaisante.

Beaucoup de personnes anxieuses vivent une expérience similaire : l’alcool apporte une détente immédiate, un apaisement mental, une sensation de relâchement. Puis, quelques heures plus tard — souvent la nuit ou le lendemain — l’anxiété réapparaît. Parfois plus diffuse, parfois plus intense qu’avant.

Ce mécanisme n’est ni une faiblesse psychologique ni un manque de contrôle. Il est biologique. Et c’est pour cette raison que, dans mon approche Take a Deep Breath, je n’appelle pas à une rupture brutale, mais à une relation plus consciente à l’alcool : limiter, observer… et parfois choisir d’arrêter, ou de réserver l’alcool à des occasions ponctuelles.


Pourquoi l’alcool apaise d’abord… puis agite

L’alcool agit comme un dépresseur du système nerveux central. Il ralentit temporairement l’activité cérébrale et crée une sensation de calme rapide. C’est ce qui explique pourquoi il est souvent utilisé comme “solution” face au stress ou aux tensions émotionnelles.

Mais le système nerveux cherche en permanence l’équilibre. Lorsque l’effet de l’alcool disparaît, il y a un phénomène de compensation : augmentation du cortisol, accélération du rythme cardiaque, agitation mentale. C’est ce que l’on appelle l’effet rebond anxieux.

Plus le système nerveux est sensible ou déjà fragilisé, plus cet effet est perceptible.


Respiration et sommeil : deux leviers silencieux perturbés

L’alcool modifie la respiration : elle devient plus courte, moins régulière, souvent inconsciente. Or la respiration est un pilier essentiel de la régulation émotionnelle. Une respiration désorganisée envoie au cerveau un message de vigilance.

De la même manière, l’alcool facilite l’endormissement mais fragilise la qualité du sommeil profond et paradoxal. Le corps se repose partiellement, mais le système nerveux ne récupère pas pleinement. L’anxiété peut alors se manifester au réveil, sans raison apparente.


La philosophie Take a Deep Breath

Dans mon accompagnement, l’objectif n’est pas de supprimer quelque chose à tout prix, mais de créer les conditions d’un apaisement durable.

C’est pourquoi je propose souvent :

  • de réduire progressivement la consommation d’alcool
  • d’observer honnêtement l’impact sur l’anxiété, le sommeil et la respiration
  • de réserver l’alcool à des moments choisis, en conscience.

Pour certaines personnes, un verre occasionnel ne pose pas de problème. Pour d’autres, même une petite quantité suffit à déséquilibrer le système nerveux. Il n’y a pas de règle universelle, seulement une écoute fine du corps.


Limiter l’alcool, ce n’est pas se priver — c’est se réguler

Ce que beaucoup découvrent en réduisant l’alcool :

  • une respiration plus fluide
  • un sommeil plus stable
  • des réveils moins anxieux
  • des émotions plus lisibles
  • une relation plus douce à soi

Quand l’alcool cesse d’être un régulateur artificiel, le corps retrouve progressivement ses propres capacités d’auto-apaisement.


Des pistes concrètes et réalistes

Dans l’esprit Take a Deep Breath, je propose des ajustements simples :

  • instaurer des périodes sans alcool (une semaine, un mois) pour observer
  • remplacer le verre réflexe par un rituel de retour au calme (respiration, étirements doux, silence)
  • respirer consciemment 5 minutes matin et soir (inspiration lente, expiration plus longue)
  • accepter que certaines occasions restent festives, sans culpabilité

L’important n’est pas la perfection, mais la cohérence intérieure.


En conclusion

L’alcool n’est pas “mauvais” en soi.
Mais dans un contexte d’anxiété, il peut entretenir un terrain instable.

Take a Deep Breath invite à ralentir, à écouter, à ajuster.
Parfois cela mène à limiter.
Parfois à arrêter.
Parfois à garder un verre pour les moments qui comptent vraiment.

Et souvent, cela permet de découvrir que le souffle, le rythme et la présence offrent un apaisement bien plus fiable que n’importe quel anesthésiant temporaire.

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